Le vélo au quotidien : ce qui fait vraiment la différence
Beaucoup de gens essaient le vélo pour leurs trajets quotidiens. Une partie abandonne au bout de quelques semaines, rarement à cause de l'effort. Souvent pour des raisons très pratiques.
En France, une bonne partie des trajets domicile-travail fait moins de cinq kilomètres, et une majorité d'entre eux se fait en voiture. À cette distance, le vélo met souvent le même temps, porte à porte, qu'une voiture qui cherche à se garer. Ce n'est donc pas la vitesse qui retient les gens. Ce sont des questions plus terre à terre.
Trouver le bon itinéraire, pas le plus court
L'itinéraire que propose une application de navigation routière n'est presque jamais celui qu'il faut à vélo. Mieux vaut un détour de quelques centaines de mètres par une rue calme, une voie verte ou un quartier résidentiel qu'un trajet direct sur un axe chargé. Les cartes collaboratives spécialisées (OpenStreetMap et ses déclinaisons cyclables) indiquent les aménagements existants. Faire le trajet un week-end, sans contrainte horaire, permet de repérer les passages délicats.
Être visible et équipé pour la pluie
Éclairage avant et arrière, catadioptres et sonnette sont obligatoires. Hors agglomération la nuit, le gilet rétroréfléchissant l'est aussi. Le casque n'est obligatoire que pour les moins de 12 ans, mais reste vivement conseillé.
La pluie décourage moins qu'on ne le pense, à condition d'être équipé : garde-boue intégraux (c'est le premier accessoire à installer), une veste imperméable qui respire, éventuellement un pantalon de pluie qu'on enfile par-dessus ses vêtements. En réalité, les jours de vraie pluie sur un trajet donné sont assez peu nombreux.
Porter ses affaires sans dos trempé
Le sac à dos convient pour un trajet court. Au-delà, un porte-bagages et une sacoche latérale changent tout : le dos reste sec, le vélo est plus stable, et l'on peut faire quelques courses au retour. Un panier avant convient aux petits objets.
Le rangement, la question qu'on oublie
C'est souvent là que tout se joue. Un vélo qu'on doit monter au troisième étage, ou qu'on laisse dans la rue avec la crainte de ne plus le retrouver, finit par ne plus sortir. Avant d'acheter, il faut savoir où il dormira, chez soi comme au travail. Un bon antivol en U, attaché à un point fixe en passant par le cadre, est indispensable. Le marquage du vélo, obligatoire à la vente chez un professionnel, aide à le retrouver en cas de vol.
Le vélo électrique, pour les trajets plus longs ou vallonnés
Au-delà de sept ou huit kilomètres, ou dès qu'il y a des côtes, l'assistance électrique élargit considérablement le champ des possibles. On arrive sans transpirer, ce qui règle la question de la douche au bureau. La batterie se recharge sur une prise ordinaire et se retire pour être emportée. Le coût d'achat reste élevé, mais des aides existent selon les collectivités : elles changent souvent, et il vaut la peine de se renseigner auprès de sa commune ou de son intercommunalité avant d'acheter.
Gonfler les pneus toutes les deux ou trois semaines, nettoyer et graisser la chaîne une fois par mois, vérifier les freins régulièrement. Une révision annuelle chez un vélociste ou dans un atelier associatif d'autoréparation suffit pour le reste.
Le plus difficile, finalement, est la première semaine. Ensuite, le trajet devient un moment à soi, entre la maison et le travail, qu'on finit par regretter les jours où l'on doit prendre la voiture.


